París no se acaba nunca (I)

Morne sprit, autrefois amoureux de la lutte,

L´Espoir, dont l´éperon attisait ton ardeur,

Ne veut plus pas t´enfourcher! Couche-toi sans pudeur,

Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle butte.

Résigne-toi, mon coeur; dors ton sommeil de brute.

Esprit vaincu, fourbu! Pour toi, vieux maraudeur,

L´amour n´a plus de goût, non plus que la dispute,

Adieu donc, chants de cuivre et soupirs de la flûte!

Plaisirs, ne tentez pas plus un coeur sombre et boudeur!

Le Printemps adorable a perdu son odeur!

Et le Temps m´engloutit minute par minute,

Comme la neige inmmense un corps pris de roideur;

Je contemple d´en haut le globe en sa rondeur,

Et je n´y cherche plus l´abri d´une cahute.

Avalanche, veux-tu m´emporter dans ta chute?

Charles Baudelaire, Le goût du néant (Les Fleures du Mal)

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Autor: Enrique Zamorano

Periodista, escritor y músico. Autor de "La muerte del Hombre Orquesta" (LUMA, 89plus, 2014) y de la pequeña antología "Adiós a las águilas: seis poemas de Leopoldo María Panero" (2014). Love In Veins, Raindogs, Last River Together...

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